Au moins 67 morts, militaires et civils confondus, dans l’assaut mené jeudi 14 mai contre une unité du génie militaire de l’armée nigérienne à Garbougna, près de la frontière malienne. Le camp a été entièrement détruit. Le JNIM revendique l’opération dans une zone tenue jusqu’ici pour un bastion de l’État islamique au Sahel.

Une attaque d’une rare violence a visé, ce jeudi 14 mai 2026, une unité du génie militaire de l’armée nigérienne basée à Garbougna, dans la région de Tillabéri, selon des informations concordantes recueillies auprès de sources locales et sécuritaires.
Le bilan provisoire fait état d’au moins 67 morts, parmi lesquels des militaires mais également des civils. L’unité ciblée participait à des travaux de construction d’un pont dans cette zone située non loin de la frontière malienne.
Selon les premières informations, le camp a été totalement détruit au cours de l’assaut. Des opérations de ratissage ont été lancées dans les environs, mais plusieurs secteurs restent inaccessibles en raison de la menace d’engins explosifs improvisés (EEI) laissés sur place par les assaillants.
Dans un communiqué diffusé quelques heures après l’attaque, le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) a revendiqué l’opération. Une revendication qui retient particulièrement l’attention des observateurs sécuritaires, Garbougna étant située dans une zone traditionnellement considérée comme un bastion de l’État islamique au Sahel (EIS/EIGS).

Cette attaque pourrait ainsi illustrer une évolution préoccupante des dynamiques entre groupes jihadistes dans la région des trois frontières, où les zones d’influence deviennent de plus en plus mouvantes au gré des offensives et des replis tactiques.
Hamid Amadou N’gadé

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