J’écris cette analyse avec la conviction de celui qui a observé le Sahel s’effondrer de l’intérieur. Les événements du 25 avril 2026 confirment une trajectoire dont les signes étaient lisibles depuis plusieurs années. Le texte qui suit ne prétend pas trancher des controverses politiques sensibles. Il propose d’examiner, à partir des données disponibles, les conditions d’une issue politique durable à la crise malienne et sahélienne. Il assume une thèse : aucune architecture de paix viable ne pourra écarter durablement les acteurs armés qui exercent aujourd’hui une autorité territoriale effective, sous peine de différer le conflit plutôt que de le résoudre.
L’offensive coordonnée du JNIM et du FLA contre sept villes maliennes le 25 avril 2026 constitue une rupture stratégique dont les implications dépassent le théâtre national. Cette analyse examine les conditions d’une issue politique durable à la crise malienne, à partir des données disponibles et d’une thèse assumée : aucune architecture de paix viable ne pourra écarter durablement les acteurs armés qui exercent aujourd’hui une autorité territoriale effective, sous peine de différer le conflit plutôt que de le résoudre.
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Par Hamid Amadou N’gadé – Analyste politique et géopolitique du Sahel, ancien conseiller principal en communication du président Mohamed Bazoum.

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